Communiqués de presse Europe Ecologie

Samedi 7 novembre 2009

Communiqué d'Europe Ecologie Midi-Pyrénées du 30 octobre 2009


Dans une enquête publiée ce jour dans la Dépêche du Midi, les prix des produits verts est mis en avant, et jugé selon les secteurs beaucoup plus élevè que les prix des produits dits « normaux ». Nous ne pouvons que partager ce constat, au moment où selon une étude du Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie (Credoc) réalisée pour NRJ début octobre, lorsqu'ils consomment, 81 % des 25-49 ans sont particulièrement sensibles aux garanties écologiques des produits.

Répondant à cette demande, désormais bien ancrée dans les comportements, et défendant depuis plus de 30 ans une ré-orientation de nos façons de produire et de consommer, Europe Ecologie Midi-Pyrénées et tous les militant-e-s, ne cessent de répéter qu'il faudra désormais reconvertir tous les pans de l'économie vers des façons plus propres, plus durables, plus respectueuses de l'air, des sols, des ressources naturelles et de notre environnement en général.

Pour accompagner cette reconversion, c'est un ensemble de mesures structurelles qu'il faut mettre en place. Organiser les filières de l'agriculture biologique, investir largement dans les transports collectifs, restaurer les habitations anciennes, construire des eco-quartiers, structurer des circuits courts de production et de distribution... feraient baisser logiquement, et à terme, les prix.

Les produits verts sont aujourd'hui chers, parce qu'ils sont encore trop rares.

Face aux nombreux lobbies pétroliers, pharmaceutiques ou de l'agro-chimie, il suffirait aux pouvoirs publics d'encourager et de soutenir massivement ces plans de reconversion pour que leurs prix, effectivement encore trop élevés, ne soient au moins au même niveau que les produits habituels.

Alors que le réchauffement climatique sera au centre des discussions lors du sommet de l'ONU sur le climat en décembre à Copenhague, nous tenons également à rappeler que les phénomèmes liés au réchauffement représentent déjà un coût exhorbitant pour l'ensemble de l'humanité.

Ré-orienter notre économie n'est pas un luxe pour les riches, mais bien une nécessité absolue pour l'ensemble des populations.

Par Le Pic Vert
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Mardi 20 octobre 2009
Communiqué du 16 octobre 2009

Les agriculteurs français étaient aujourd'hui dans les rues et sur les routes. Près de 50000 manifestants à Paris, 4000 à Toulouse en provenance de tous les départements de Midi-Pyrénées. La profession connaît une de ses plus grave crise depuis trente ans. En cause, les revenus qui sont au même niveau depuis cette époque, par exemple dans la filière lait, alors que les charges ne cessent d'augmenter et que les marchés sont de plus en plus dérégulés et livrés à une sauvage concurrence issue de la mondialisation. L'inédit de ces mouvements réside dans le fait que toutes les filières sont concernées, des céréaliers à l'élevage, en passant par le secteur fruitier ou les producteurs laitiers.

Pour José Bové, eurodéputé Europe Ecologie et Vice-président de la Commission agriculture au Parlement européen : « Début septembre, la Commissaire européenne à l'agriculture disait ressentir de la compassion pour les éleveurs. De la compassion ! Alors que dans le même temps elle continue à les mener à la ruine. Après des semaines de lutte et de blocage dans de nombreux pays européens, après plus de dix jours de grève du lait, les états membres de l'Union n'ont rien voulu entendre. Le blocage est total. Le Conseil de l'Agriculture qui se tiendra à Luxembourg lundi 19 octobre doit prendre des mesures pour rétablir les prix sur le marché intérieur européen. Pour le lait, cela consiste à faire l'inverse de ce que l'Europe réalise depuis trois ans.
L'agriculture industrielle est dans une impasse économique, sociale et environnementale. L'Union européenne doit réformer radicalement sa politique agricole, elle doit aller vers la souveraineté alimentaire, le développement de l'agriculture biologique, le maintien de l'emploi et la relocalisation des productions. Elle doit s'appuyer sur des politiques agricoles régionales adaptées aux spécificités des territoires

Pour Gérard Onesta, porte-parole du Rassemblement des Ecologistes en Midi-Pyrénées : « Le monde agricole marche sur la tête depuis des années. Une profonde réforme de nos modes de production, de distribution et de consommation est absolument nécessaire. Cela va du problème de l'acquisition du foncier pour les petites exploitations, à la mise en place de circuits courts, à une juste rétribution des agriculteurs dans le cadre d'une agriculture paysanne, respectueuse de l'environnement et génératrice de produits labellisés et/ou biologiques.
Nous porterons dans la campagne des élections régionales un discours profondément réformateur d'un système qui a amené aujourd'hui dans les rues des milliers d'agriculteurs à bout de souffle ».
Par Le Pic Vert
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Samedi 26 septembre 2009

Communiqué de presse du 25 septembre 2009


Europe Ecologie Midi-Pyrénées appelle militant(e)s, élu(e)s et tous les citoyens à prendre part au référendum citoyen organisé du 28 septembre au 3 octobre contre le changement de statut de la Poste en société anonyme.

Ce projet de loi sera soumis à l’Assemblée nationale cet automne.

Le véritable projet du gouvernement est de créer une entité qui permettra de revendre aux groupes industriels privés les activités rentables du groupe la Poste. La droite nous chante encore une fois la même vieille rengaine: socialiser les pertes et privatiser les profits.

Pour Gérard Onesta, porte-parole du rassemblement des écologistes de Midi-Pyrénées : « le service public est de plus en plus menacé et nous pouvons constater chaque jour des reculs, que ce soit dans l’Éducation, la Santé, la Culture. On connait les dégâts que cela créé en milieu rural par exemple. Aujourd’hui, c’est La Poste, service public emblématique, qui est menacée par ce projet de privatisation. Et il ajoute : A l'image de la ce qui s'est passé en Suède (division par deux du nombre d'agences, fort ralentissement de la vitesse de distribution du courrier, augmentation massive du prix du timbre), on veut imposer ici pour le profit de quelques actionnaires privés ce qui a été désastreux ailleurs ».

Lors de la modification de la Constitution, en février 2008, le gouvernement Sarkozy a inscrit le droit au référendum dans la Constitution. Mais depuis, rien n’a été mis en oeuvre pour que cette promesse soit applicable. Nous devons exiger un référendum sur l’avenir de La Poste.

Nous sommes donc partie prenante du Comité national contre la privatisation de La Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal. Ce comité est composé d’une soixantaine de structures (associations, syndicats, partis politiques).

Plus la mobilisation sera grande, plus nous aurons une chance de faire reculer ce projet. Rendez-vous pour ce vote citoyen à partir du 28 septembre et pour la grande journée d'action du 3 octobre.

Par Le Pic Vert
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