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Capitalisme vert à l'eau de rose...

Publié le par Le Pic Vert

Le tout nouveau secrétaire adjoint à l'environnement du PS, après avoir porté les bagages de Martine à Copenhague, nous montre déjà les orientations de la politique environnementale qu'il compte mener et des orientations qu'il va défendre. Ne pensez surtout pas que Le Pic Vert ait pu en attendre autre chose... Il se rappelle trop bien du député PS qui défilait à la tête des chasseurs à l'époque où élégamment ils traitaient Dominique de "salope", elle qui prétendait les obliger à un jour hebdomadaire de "non chasse" (aujourd'hui les plus intelligents parmi eux ont imposé à tous des restrictions bien supérieures !). Il se rappelle également avoir échangé quelques propos (avec témoins...) avec le Président du Conseil Général du Gers au sujet de Charlas : celui-ci lui affirmant sans rire qu'après mure réflexion il était finalement contre ce projet... alors que quinze jours plus tard et à l'unanimité, le conseil général du Gers s'exprimait en faveur dudit projet. Non, Le Pic Vert sait à quoi s'en tenir depuis longtemps...
Mais revenons à l'orientation du jour. Orientation du jour, car cela peut varier, non en raison du temps comme celle d'Edgar Faure ("ce n'est pas la "z"irouette qui tourne, c'est le vent !) mais plutôt en raison des modes et des lobbyes.
Et quant un lobbye s'empare d'une mode, alors la réaction ne se fait pas attendre...
La mode : le photovoltaïque.
Le lobbye : le tout récent "syndicat professionnel pour la défense de la production de l'énergie photovoltaïque".
Et voici la réaction : Philippe Martin interpelle son ami Borloo, le préfet, la population itou, sur une possible diminution de la rentabilité de ces installations et sur les délai d'instruction des dossiers. L'objectif annoncé serait d'éviter la mise en place de "centrales photovoltaïques beaucoup plus industrielles" et "une opportunité de diversification (...) et la garantie d'un revenu bien souvent synonyme de survie" (pour les agriculteurs).
Grattons un peu !
Vous êtes un particulier (agriculteur ou non), aucune difficulté pour mettre des panneaux sur votre toiture.
Là où ça se complique c'est quant vous êtes agriculteur ou promoteur d'ailleurs, et que vous souhaitez implanter des "bâtiments d'exploitation" de plusieurs milliers de mètres carrés (qui n'ont en fait d'autre raison d'être que de servir de support aux panneaux chinois), de "champs de panneaux" de plusieurs dizaines d'hectares ou de serres de même superficie... et ce, même si on prétend y exploiter des légumes bios en dessous ainsi que des saisonniers... en lieu et place des moyens de subsistance des paysans gersois.
On tombe là dans une logique qui n'est pas la nôtre.
Monsieur le député et ses amis de la Chambre d'Agriculture (même combat ici comme souvent...) n'ont-ils pas remarqué qu'ici nous avons un sol fertile (on va dire encore... malgré toutes les destructions de l'agriculture intensive), en Andalousie ou au Maroc ils ont le soleil (en attendant que notre folie nous attire ses brûlures ici aussi)... Est-il logique de recouvrir  le sol de panneaux ici et de produire nos légumes hors-sol là-bas ?
Non pas que je préconise de recouvrir le Sahara de panneaux pour satisfaire notre soif d'énergie (les mêmes y ont déjà pensé...), le soleil de l'Afrique doit servir à développer et à nourrir l'Afrique, mais on ne peut pas continuer à faire n'importe quoi au nom du profit.
Donnons aux paysans la mission de nourrir notre population et donnons-leur les moyens de vivre de ce travail. Et non pas comme aujourd'hui (et ce que vous semblez souhaiter pour demain), cette chimère de vouloir "nourrir le monde" à grands coups de subventions qui n'aboutissent qu'à l'affamer et à le désertifier. Des artifices comme les carburants agro-industriels (dont la promotion et l'utilisation sont toujours à l'ordre du jour), le photovoltaïque et tout ce qui limite les surfaces cultivables destinées à l'approvionnement des populations locales ne sont qu'huile sur le feu... et dividendes pour les actionnaires des grands groupes financiers...
Du solaire oui, bien entendu. Sur les toits existants ou sur ceux à venir qui ont une justification autre que de servir de "supports à panneaux". D'ailleurs pourquoi ne parle-t-on que du photovoltaïque lorsque l'on parle solaire ? Les panneaux à récupération de chaleur sont beaucoup plus rentables pour les particuliers, et s'ils ne font pas l'objet d'autant de publicité c'est justement parce qu'ils sont destinés aux particuliers. Le bénéfice "en circuit court" va directement dans la poche de celui qui installe les panneaux sur sont toit... Intolérable pour les multinationales et tous ceux qui s'engraissent de dividendes directs ou... indirects !
Les "circuits courts", tiens donc ! Ici aussi ?
Et puis l'installation d'éoliennes peut aussi apporter une partie non négligeable de l'énergie qui nous est nécessaire. Le Pic Vert suggère d'ailleurs d'en installer à proximité de certaines institutions où le vent ne manque pas...

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