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Au creux de mon arbre...

Publié le par Le Pic Vert


Au creux de mon arbre, je vivais heureux (ce samedi matin)...
Lorsque...
Lorsque vers 10 heures, des rugissements se firent entendre, de plus en plus présents, de plus en plus proches. Hélicoptères ? Chars d'assaut ? Armée ennemie ? Voilà Le Pic Vert... de peur !
Tout tremblant il ose un regard au bord de son trou...
Et que voit-il ?
Une armée hétéroclite défile sur le chemin communal à quelques dizaine de mètres : tacots, motos, quads (vous savez ces engins probablement inventés par le diable pour emm... les citoyens paisibles) et perchés dessus des individus casqués, bottés, habillés de cuir...
Il appelle sa compagne, verte également : viens voir, c'est pas bon dutout ça, nous sommes envahis ! Et les images défilent : 14-18, 39-45, 2009-?
Le bruit et la fumée s'éloignant, Le Pic Vert se plonge dans le journal. Il cherche le pourquoi de ces hostilités ! Lui qui suit l'actualité n'avait rien vu venir...
Faut-il qu'il soit déphasé ce pauvre vieil oiseau ? Ces vrombissements fumeux étaient pour la bonne cause qu'ils disent sur le journal !
Alors si c'est pour la bonne cause, on peut faire du bruit, on peut brûler du pétrole, on peut polluer la planète, on peut compromettre l'avenir des générations à venir... C'est pour la bonne cause !
Mais...
Mais ces pollueurs ne pourraient-ils pas simplement laisser leurs engins vrombrissants au garage et donner l'équivalent du carburant qu'ils consomment dans cette mascarade ? Tiens : le carburant et l'usure du véhicule (suivant le barème des impôts - plus l'engin est gros plus il rapporte pour le Téléthon !) on y ajouterai les bienfaits à l'environnement et les bienfaits à leur santé (suivant le barème de la sécu + les mutuelles)... Le Pic Vert est un grand rêveur...
Un grand rêveur mais qui n'oublie ni générosité ni solidarité pour autant... Alors avec sa compagne ils ont enfourché leur "deux roues à énergie humaine" (oui, vous avez bien lu : deux roues pour deux, un tandem que ça s'appelle...) et sont allés porter un petit chèque à Pavie, pour sauver ces enfants sans handicaper ceux à venir...
Puis prenant la direction de Haulies, sans bruit, sans fumée, au milieu des chênes, ils ont entrepris le retour vers leur trou par le chemin des écoliers...
Gleuhgleuh gleuck gleuckleuck-leuck (pas facile de traduire le chant de cet oiseau original - cliquez sur le lecteur tout en bas)...
Au creux de mon arbre...
Gleuhgleuh gleuck gleuckleuck-leuck...
Au creux de mon arbre, je me suis endormi (fatigué...) heureux !

Découvrez la playlist Le Pic Vert avec Deroussen Fernand

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