Le bec des autres...

La petite phrase qui amuse le Pic Vert...

"J’étais haut fonctionnaire à Bercy en charge des dossiers environnement sous Jospin et je voyais Dominique Voynet, ministre de l’Ecologie, perdre systématiquement ses arbitrages pour des raisons politiciennes."

Nathalie Kosciusko-Morizet
Mercredi 30 septembre 2009 3 30 /09 /2009 20:15

C’est un plan social qui dure depuis quarante ans et se mesure en dizaines de milliers d’emplois détruits chaque année. En France, une exploitation agricole disparaît toutes les vingt minutes. La routine. La « disparition des paysans », maintes fois énoncée, n’est même plus digne d’attention.

La « modernisation » est à ce prix : on dégraisse ! La gestion des crises agricoles consiste donc pour l’essentiel à organiser la sortie du métier d’un nombre toujours plus grand d’agriculteurs, en attendant la prochaine crise et une nouvelle vague de départs.

Dans tout autre secteur d’activité, on jugerait un tel effondrement insoutenable. S’agissant des paysans, pas d’indignation. La faiblesse de la paysannerie fait, paraît-il, la force d’une économie moderne. Ainsi le philosophe Marcel Gauchet se réjouissait-il, en 1990, « de voir s’éteindre l’une des espèces les plus irréductiblement rebelles à l’esprit authentique de la démocratie ». Une fois le paysan disparu, l’entrepreneur agricole pouvait entrer sur la scène de l’histoire. Libre, conquérant et moderne.

On a donc modernisé, sous l’égide conjointe de la Politique agricole commune (PAC), de l’Etat et la puissante FNSEA. On a choisi de « monter dans le train du progrès » et d’en débarquer sans ménagement ceux qui ne tenaient pas la cadence, ces « célébrants niais de la convivialité villageoise » (Gauchet, toujours), réactionnaires patentés et probables handicapés de la compétition globale.

 Produire, produire toujours plus

Il fallait produire, produire toujours plus et dans des fermes toujours plus grandes. Le mot d’ordre est toujours d’actualité. Tant pis -tant mieux, même- si les fermes sont moins nombreuses ; tant pis si cette course insensée provoque la chute des cours : on compensera les pertes par l’augmentation des volumes ! Et si les pertes sont trop lourdes, les entrepreneurs dynamiques peuvent espérer le secours de la puissance publique, qui épongera les pertes.

Les génies de la finance priant, pitoyables, les Etats de combler les trous qu’ils ont creusés n’ont rien inventé. Tout aussi fermement convaincus que les traders des vertus de la dérégulation, les mastodontes de l’agriculture officielle connaissent les miracles de l’intervention publique, lorsqu’elle socialise les pertes et laisse les bénéfices privatisés.

C’est ainsi que chaque crise fabrique les conditions de la suivante : l’élimination des producteurs les plus touchés rend possible l’augmentation des capacités de production de ceux qui restent. Toujours plus de volumes, sur des marchés toujours plus saturés. Lorsque les marchés intérieurs n’en peuvent plus, les aides publiques soutiennent l’écoulement à bas prix sur des marchés étrangers, quel qu’en soit le coût pour les producteurs locaux.

Et lorsque cela ne suffit plus, la crise. Colère. Mouvements. Mine contrite du ministre du moment, qui s’affiche compréhensif. Déblocage des « réponses d’urgence » puis aides, forcément, à la « cessation d’activité ». Moins d’exploitations, solution récurrente des règlements de crise, au bénéfice des toujours plus gros, qui rêvent leur ferme en usine, et de l’aval de la filière, transformateurs et distributeurs, dont le chiffre d’affaires monte à mesure que baisse le nombre de producteurs.

  La modernisation s’est retournée contre les fermiers

C’est ainsi, depuis des années, que les Commissions départementales d’orientation agricole (CDOA) approuvent l’agrandissement de structures aux montages technico-économiques fragiles. Car, outre qu’elle provoque de lourds dommages environnementaux et sanitaires, cette échappée perpétuelle vers le gigantisme des exploitations a ses revers économiques.

En permanence poussé à l’investissement, contraint de faire plus grand, plus mécanisé, plus intensif, l’entrepreneur agricole voit augmenter ses coûts de production bien plus vite que ses prix de vente. La plupart de ces « entrepreneurs » voulaient de bonne foi le développement, la modernisation, la technique, et s’affranchir de la vieille condition paysanne pour « vivre comme dans les autres métiers ». La modernisation s’est retournée contre eux : les fermes sont plus grandes, mais les fermiers ne sont pas mieux portants.

Trois petites fermes valent mieux qu’une grande, lançait hier la Confédération paysanne. L’histoire rend justice à cette formule. Dans le paysage sinistré de la production laitière, ceux qui s’en sortent sont ceux qui ont construit « à côté » des standards, ont délibérément choisi une autre voie, plus modeste, que celle où poussaient les conseillers et les techniciens officiels : praticiens de l’agriculture durable et pionniers de la bio, longtemps ringardisés en babas-cool nostalgiques et désormais salués pour avoir vu juste.

En revendiquant le maintien des quotas laitiers, c’est-à-dire la maîtrise de la production, les « grévistes du lait » reprennent leurs mots d’ordre. En cela, ce mouvement est l’une des rares bonnes nouvelles des dernières années en agriculture. En se voulant dès son origine une lutte de dimension européenne, elle dément l’idée qu’on pourrait résoudre les problèmes en divisant entre eux les agriculteurs français, allemands, italiens, polonais…

Elle réaffirme l’urgence d’une réforme de la Politique agricole commune, qui renforce les outils de régulation des marchés, favorise l’emploi paysan plutôt que les marges des industries agro-alimentaires, et préserve les ressources naturelles.

 Engager sans tarder la transition de notre agriculture

En se révoltant contre la hiérarchie du syndicalisme majoritaire, les grévistes démontrent qu’ils ne sont plus dupes d’un système qui dévore ses propres enfants. Ils rompent, d’une façon encore ténue mais qu’on espère tenace, avec le productivisme et les illusions de grandeur que beaucoup d’entre eux, sans doute, ont hier partagées.

De tout cela, il faudra bien tirer des conclusions. Si l’on veut répondre à cette crise sans créer les conditions des suivantes, il faudra suivre l’accablant constat de Nicolas Hulot : « Le modèle économique dominant n’est plus la solution, mais bien le problème. »

Et engager sans tarder la transition de notre agriculture vers les pratiques portées par ceux et celles qui les premiers ont perçu que la modernisation agricole s’était emballée, causant davantage de dommages que de bien-être. Qui ont montré, sur leurs exploitations, qu’une agriculture tout à la fois économe des ressources, protectrice de l’environnement et créatrice d’emploi et de valeur ajoutée était possible.

Il est encore temps de les écouter, si l’on veut éviter une prochaine crise, plus profonde encore.

François Dufour, syndicaliste paysan

Yannick Jadot, député européen Europe Ecologie

Mickaël Marie, secrétaire national adjoint des Verts

Par Le Pic Vert - Publié dans : Un petit tour sur le web
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Mardi 29 septembre 2009 2 29 /09 /2009 21:49

VOTATION CITOYENNE du 28 au 3 octobre

LISTE des COMMUNES du GERS et collectivités ou les citoyens pourront voter

TOUTES et TOUS aux urnes !

Dans le cadre de l’action nationale et après avoir contacté les 463 communes du département, en toute transparence le comité 32 communique :

1/ la liste des nombreuses communes qui à travers leur aides participent et soutiennent cette consultation citoyenne du 28 au 3 octobre. Dans ces communes les citoyens du Gers pourront voter le 3 oct (cette liste n’est pas exhaustive, les communes et collectivités qui souhaiteraient organiser cette consultation peuvent toujours contacter le comité 32).

Chefs lieux de canton : AIGNAN, AUCH, CAZAUBON, COLOGNE, CONDOM, FLEURANCE, GIMONT, JEGUN, LECTOURE, L’ISLE JOURDAIN, LOMBEZ, MARCIAC, MASSEUBE, MAUVEZIN, MIELAN, MIRADOUX, MONTESQUIOU, MONTREAL du GERS, NOGARO, PLAISANCE, RISCLE, SAMATAN, SARAMON, ST CLAR, VALENCE sur BAISE,  VIC FEZENSAC, , 

Autres communes : BARCELONNE du GERS , BAZUGUES,  BELLOC ST CLAMENS, BERDOUES,  CASTELNAU BARBARENS, CASTELNAU d’AUZAN, CLERMONT POUYGUILLES, DURAN, ESTANG, GONDRIN,  IDRAC RESPAILLES, LABEJAN, LAGARDE HACHAN, LANNE SOUBIRAN, LEBOULIN, LE HOUGA, LOUBERSAN,  MARGOUET MEYMES, MAURENS,  MIRAMONT d’ASTARAC, MONCASSIN, MONFERRAN SAVES, MONTAUT les CRENAUX, MOUCHAN, ORDAN LARROQUE, PAVIE,  PEYRUSSE GRANDE,   PONSAMPERE, PREIGNAN, RAZENGUES, RIGUEPEU,  ST ELIX THEUX,  ST MARTIN, ST MEDARD, ST MICHEL, ST OST ,  SAUVIAC,   SIMORRE,  TOUGET,  VILLECOMTAL sur ARROS,  VILLEFRANCHE D’ASTARAC, VIOZAN…

2/ la liste des communes qui n’ont pas souhaité s’associer à l’action proposée par le comité, mais ou  le comité 32 organisera le vote le 3 octobre

EAUZE, MIRANDE, SEISSAN, AUBIET, MARSAN

Au delà, le comité remercie les nombreuses communes qui invitent et inviteront

les citoyens à se déplacer nombreux sur l’un de ces bureaux de vote.

(Pour  lieux dates et horaires contacter votre commune ou le comité 32)

- Autres collectivités qui s’associent à cette votation :

COMMUNAUTE des COMMUNES de VALS et VILLAGES d’ASTARAC, CONSEIL GENERAL du GERS

- Le comité 32 organise le vote  sur les marchés de :

MIRANDE et SAMATAN le 28 septembre 2009, FLEURANCE le 29, CONDOM et NOGARO le 30, AUCH et PLAISANCE le 1er octobre, SEISSAN et VIC FEZENSAC le 2.

- Le vote sera également possible du 28 septembre au 3 octobre dans les locaux (à Auch) du PC, de l’UD CGT, de l’APF, et de SUD Solidaires (aux heures d’ouverture).

Comment ca marche,  le vote ?

Toute personne âgée de plus de 18 ans peut voter, quelle que soit sa nationalité, vote possible dans ou hors sa résidence.

Sur la feuille d’émargement, faire inscrire son nom, prénom, sa ville de résidence et sa signature

 QUESTION POSEE aux citoyens sur le bulletin de vote :

            « Le gouvernement veut changer le statut de la Poste pour la privatiser, êtes vous d’accord avec ce projet »  

   OUI NON cocher la case de votre choix puis introduire le bulletin dans l’urne.

A l’issue de cette consultation, Le comité tiendra  une conférence de presse le lundi 5 octobre pour donner les résultats de cette consultation.

LA POSTE APPARTIENT à chaque citoyen

CONTRE LA PRIVATISATION de LA POSTE et sa dégradation

POUR un service public postal de qualité, de proximité et à dimension humaine

TOUTES et TOUS VOTONS !

Pour renseignements complémentaires :  CONTACT comité 32 :

www.appelpourlaposte.fr 05 62 05 08 38 ou  05 62 61 84 00

Les organisations signataires de l’appel pour La Poste

-  comité national (composé de plus de 60 organisations)

- comité 32 contre la privatisation de La Poste  pour un débat public et un référendum sur le service public postal :

UD CGT, FAPT CGT, FO Com, UD  FO, SUD PTT, Union syndicale SOLIDAIRES, Confédération Paysanne, MODEF,   ADECR, APF 32, Les Alternatifs, Les Verts,  NPA, PRG, JRG, MRC,  PCF,  PS, MJS,  Parti de Gauche, ATTAC,  Comité gersois pour le développement et la  défense de l’hôpital public. Convergences,  Collectif de coordination de présence postale du Gers.


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Lundi 28 septembre 2009 1 28 /09 /2009 14:54
Communiqué de presse du vendredi 25 septembre 2009


Lors du Conseil régional du Languedoc Roussillon ce vendredi 25 septembre 2009, Georges Frêche a proféré de graves insultes à l'encontre d'un conseiller régional des Verts, Silvain Pastor.
Sur une question de l'ordre du jour relative au port de Sète, le Conseiller régional exprimait l'opposition d'une large coalition à l'implantation d'un terminal fruitier Agrexco, destiné à l'importation de produits agricoles issus des colonies illégales d'Israel en territoire palestinien. Le matin même une manifestation avait lieu sur ce sujet devant l'hôtel de région.
Lui coupant la parole, Georges Frêche l'a alors taxé d'antisémitisme à plusieurs reprises. Ces propos sont scandaleux et intolérables de la part d'un Président de région.
Rappelons qu'au sein même de sa majorité des élus communistes et au moins un PS s'opposent aussi au projet.
La coalition contre agrexco,  qui réunit plus de 50 organisations, ne fait que soutenir le droit international et l'interdiction de l'Union Européenne d'importations issus de ces colonies.
Les propos du Président de la région LR sont injurieux et irresponsables.
Les Verts considèrent qu'il s'agit d'un nouveau dérapage inacceptable qui ne fait que confirmer que celui-ci  n'est pas digne de la fonction qu'il occupe.
 

Jean-Louis Roumégas, Djamila Sonzogni,
 Porte-parole

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Lundi 28 septembre 2009 1 28 /09 /2009 09:16
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Samedi 26 septembre 2009 6 26 /09 /2009 21:34

Communiqué de presse du 25 septembre 2009


Europe Ecologie Midi-Pyrénées appelle militant(e)s, élu(e)s et tous les citoyens à prendre part au référendum citoyen organisé du 28 septembre au 3 octobre contre le changement de statut de la Poste en société anonyme.

Ce projet de loi sera soumis à l’Assemblée nationale cet automne.

Le véritable projet du gouvernement est de créer une entité qui permettra de revendre aux groupes industriels privés les activités rentables du groupe la Poste. La droite nous chante encore une fois la même vieille rengaine: socialiser les pertes et privatiser les profits.

Pour Gérard Onesta, porte-parole du rassemblement des écologistes de Midi-Pyrénées : « le service public est de plus en plus menacé et nous pouvons constater chaque jour des reculs, que ce soit dans l’Éducation, la Santé, la Culture. On connait les dégâts que cela créé en milieu rural par exemple. Aujourd’hui, c’est La Poste, service public emblématique, qui est menacée par ce projet de privatisation. Et il ajoute : A l'image de la ce qui s'est passé en Suède (division par deux du nombre d'agences, fort ralentissement de la vitesse de distribution du courrier, augmentation massive du prix du timbre), on veut imposer ici pour le profit de quelques actionnaires privés ce qui a été désastreux ailleurs ».

Lors de la modification de la Constitution, en février 2008, le gouvernement Sarkozy a inscrit le droit au référendum dans la Constitution. Mais depuis, rien n’a été mis en oeuvre pour que cette promesse soit applicable. Nous devons exiger un référendum sur l’avenir de La Poste.

Nous sommes donc partie prenante du Comité national contre la privatisation de La Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal. Ce comité est composé d’une soixantaine de structures (associations, syndicats, partis politiques).

Plus la mobilisation sera grande, plus nous aurons une chance de faire reculer ce projet. Rendez-vous pour ce vote citoyen à partir du 28 septembre et pour la grande journée d'action du 3 octobre.

Par Le Pic Vert - Publié dans : Communiqués de presse Europe Ecologie
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Samedi 26 septembre 2009 6 26 /09 /2009 12:38
Par Le Pic Vert - Publié dans : Régionales 2010
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Jeudi 24 septembre 2009 4 24 /09 /2009 22:08
Incroyable mais vrai ! La mairie de Paris envisage de subventionner l'achat d'un vélo à assistance électrique... Mais qu'en est-il des vélos à propulsion humaine ? Pour eux, rien !!!
Pure ingnorance du fait qu'il est possible de se mouvoir sur un cycle par le seul fait d'appuyer sur les pédales... ou effet du lobbyieng des tenants de l'énergie nucléaire ?


"Une subvention pour les vélos à assistance électrique

Le Conseil de Paris des 29 et 30 septembre prochains examinera un projet de subvention des vélos à assistance électrique par la collectivité parisienne. Cette aide s’élèvera à 25 % du prix d’achat TTC d’un vélo à assistance électrique neuf, le gain pouvant s’élever au maximum à 400€.

C'est un gros coup de pouce pour rouler électrique. Le Conseil de Paris des 29 et 30 septembre prochains examinera un projet de subvention des vélos à assistance électrique par la mairie de de Paris. Les modalités de cette subvention seront précisées à l'issue du Conseil de Paris. En mars 2009, une aide similaire pour l'achat d'un cyclomoteur électrique avait été votée par les élus de la capitale. La Ville de Paris subventionne ainsi jusqu’à 400 € l’achat de tout cyclomoteur électrique neuf.

Parisiens, commerçants, artisans et réparateurs implantés à Paris
Cette subvention s’élèvera à 25 % du prix d’achat TTC d’un vélo à assistance électrique neuf : le gain s’élèvera au maximum à 400€. Elle concernera tous les Parisiens, ainsi que les commerçants, artisans et réparateurs implantés à Paris pour la pratique de leur activité."

Par Le Pic Vert - Publié dans : Humeur
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Jeudi 24 septembre 2009 4 24 /09 /2009 09:21
Par Le Pic Vert - Publié dans : Régionales 2010
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Mercredi 23 septembre 2009 3 23 /09 /2009 18:28

Retrouvez l'intégralité de l'article en cliquant ici.

Dix élus socialistes et trois Verts ont lancé un "groupe d'action parlementaire sur l'écologie" afin d'élaborer des propositions communes sur la question.

Dix députés PS et leurs trois homologues Verts ont lancé mercredi 23 septembre à l'Assemblée un "groupe d'action parlementaire sur l'écologie", qui provoque des remous au sein du groupe PS.
"C'est un groupe qui a vocation à élaborer des propositions communes, le cas échéant des propositions de loi et des propositions d'amendements communs", a déclaré le député Vert François de Rugy lors d'une conférence de presse.
Arnaud Montebourg, Aurélie Filippetti (ex-Verts), Jean-Marie Le Guen (strauss-khanien) et Christophe Caresche font partie des députés PS membres de ce groupe ouverts à d'autres.

Taxe carbone

"Sur la taxe carbone, nous souhaitons avoir une position et des propositions communes", a ajouté François de Rugy. A ce sujet, un autre membre, le député PS Jean Launay, commence mercredi après-midi des auditions avec des associations.
"Beaucoup d'entre nous, députés et responsables socialistes, ressentent la nécessité de s'ouvrir", a déclaré Christophe Caresche, qui veut travailler sur des sujets "au cœur de la refondation d'un projet politique pour la gauche".

Légitimité

"On n'est pas dans un conflit de légitimité vis-à-vis du Parti socialiste", a assuré Aurélie Filippetti, une ex-proche de Ségolène Royal.
"Bien au contraire, sur la question de la taxe carbone, c'est nous qui portons le plus clairement la position du PS", ajoute-t-elle en référence à une "contribution climat énergie universelle".

(Nouvelobs.com)
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Mardi 22 septembre 2009 2 22 /09 /2009 20:41

par Thierry Abrial, responsable de la commission "Développement durable" du PS en Ardèche.

Notre société est, paraît-il, celle de la liberté et de la vitesse.

L’imaginaire social associe la liberté à la bagnole, car celle-ci permettrait à l’individu d’être indépendant ou autonome en se soustrayant aux contraintes des transports collectifs. Etonnant ! Le mythe de la bagnole a modifié l’urbanisme et l’habitat, rendu obligatoire des modes vies aliénés à la voiture. Elle a rendu inhabitable les villes au point que les gens n’ont plus envie d’y habiter et souhaitent fuir toujours plus loin …et pour cela font appel à la bagnole. La bagnole a ainsi tué la ville pour la transformer en des métropoles toujours plus étalées le long d’axes routiers où s’alignent des pavillons tous semblables au gré des modes consuméristes et des zones de hangars métalliques, les nouveaux temples de la consommation. Cet étalement, de plus en plus hypertrophié, ne permet plus dans les grandes agglomérations la mise en œuvre de solutions alternatives comme la bicyclette, les bus, le tramway …accessibles à tous.

D’autre part le propriétaire de bagnole imagine que son véhicule lui permet une vitesse de transport incomparable à d’autres moyens. Cela dépend comment le calcul est fait. Si nous raisonnons globalement nous arrivons au résultat suivant ; pour parcourir de 10000 à 15000 kms par an il est nécessaire de consacrer environ 1500 heures à son véhicule qui se répartissent :

-         les heures passées derrière le volant à rouler et dans les embouteillages

-         les heures de travail nécessaires pour payer son véhicule

-         les heures de travail nécessaires pour payer le carburant

-         les heures de travail nécessaires pour payer l’entretien (les pneus, les maintenances …)

-         les heures de travail pour payer l’assurance, le garage …

-         les heures de travail pour payer la part des impôts nécessaires à la collectivité pour déployer et entretenir les réseaux routiers

-         …

Soit une vitesse moyenne comprise entre 6 et 10 km/h, c’est à dire celle d’un cycliste …qui prend le temps de regarder le paysage. On peut pousser le raisonnement plus loin en affirmant que plus les voitures sont puissantes plus elles sont onéreuses et donc moins rapides que les petites voitures. Ce raisonnement démontre les absurdités de notre système prétendu rationnel, la logique économique aurait du nous orienter vers les transports collectifs pour la grande masse des déplacements et vers l’automobile pour quelques cas comme les urgences. La crise écologique et sociale qui s’amorce va nous y obliger, mais le prix à payer sera lourd d’autant plus que les décisions tarderont ...d'autant plus que nous ne sommes pas encore prêts à assumer nos contradictions.

 

Le Pic Vert qui a définitivement perdu ses plumes rouges n'a pas fait l'acquisition d'une moumoute rose, il trouve cependant cet article de son goût, alors... il le dit !

N.B. - L'estimation de vitesse moyenne d'un cyclitste est nettement en dessous de la réalité, même à son âge les gambettes du Pic Vert le propulsent encore au moins deux fois à trois fois plus vite...

 

Par Le Pic Vert - Publié dans : Un petit tour sur le web
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  • lepicvert
  • : Toc, toc, toc... contre les troncs ! Pour déloger les insectes, pour faire sortir ce qui se cache sous l'écorce, pour faire remonter quelques non-dits, pour échanger des idées, pour refaire le monde, quelques coups de bec bien donnés ne seront pas de trop ! Quelques prises de bec sans doute également ! Le Pic Vert ne représente que lui-même...
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Bon à savoir...


Selon le journal Sud-Ouest : En marge de ces débats importants pour l'avenir, les deux Gersois (Philippe Martin et Raymond Vall) profitent de leur séjour danois pour rencontrer quelques personnalités influentes. « À midi nous déjeunions avec Nicolas Hulot et Jean Jouzel (ancien prix Nobel de la paix), notamment, dit Philippe Martin, des personnes au plus près des négociations. »
De bonnes fréquentations ! Espérons qu'ils ont pris des notes ailleurs que sur le coin de la nappe... pour qu'il en reste quelque chose à leur retour...

Comme nous, dites...


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