Le bec des autres...

La petite phrase qui amuse le Pic Vert...

"J’étais haut fonctionnaire à Bercy en charge des dossiers environnement sous Jospin et je voyais Dominique Voynet, ministre de l’Ecologie, perdre systématiquement ses arbitrages pour des raisons politiciennes."

Nathalie Kosciusko-Morizet
Samedi 24 octobre 2009 6 24 /10 /2009 20:12
Découvrez la playlist Occitan avec La Talvera

Décidément, Le Pic Vert a de plus en plus mal à sa gauche...

C'est avec stupeur, le mot n'est pas trop fort, qu'il a découvert (sur La Dépêche du Midi du samedi 24 octobre 2009 : clic) tout le mal que pense Jean-Luc Mélenchon des langues régionales (de l'Occitan en fait - même si ce n'est pas étonnant pour celui qui n'est venu dans la région que pour s'y faire élire au Parlement Européen), donc de la culture régionale et par conséquent de la culture tout court...
Le voila qui évoque "le risque de communautarisme". "Il ne s'agit pas de dire que la sauvegarde des langues et cultures régionales nous pousse sur la pente qui conduit automatiquement à la sécession, au particularisme et au communautarisme (...) Mais j'ai bien l'intention de dire que le risque existe." "Il ne saurait être question, sous prétexte de la diversité culturelle, d'admettre un point en contradiction absolue avec la pensée républicaine".
Ben voyons !
Avec Catinou et Jacouti pour chefs de révolution, les occitans vont s'emparer de fourches et de gourdins (pourquoi pas de faucilles et de marteaux ?) pour aller mettre à bas la République que défend notre député européen rose foncé...
La Répubique est en danger !
Certes. Mais elle est davantage menacée par la pensée unique que par la diversité culturelle.
Renier nos origines et nos racines, la culture de nos ancêtres, c'est renier le passé qui a fait ce que nous sommes aujourd'hui, c'est proposer aux générations à venir un monde uniformisé avec une seule culture, une seule langue, une seule... Ben oui, quoi, un seul troupeau, une seule tête et une seule voie : celle que nous trace le berger tout puissant !

Lou Pic Verd n'en vo pas d'aquéro Républico, hil de puto*

Ne croyez pas non plus que Le Pic Vert se sentirait mieux de l'autre côté... Et pour cause...

Sur France 5, dans l'émission Ripostes du 21 janvier 2007 qui recevait Marine Le Pen :
Reniant ses racines bretonnes, Marine Le Pen a dénoncé dans le bilinguisme des panneaux de signalisation en Bretagne un danger pour le France. Allant plus loin, elle a placé sur un même plan les revendications linguistiques des provinces de France et le communautarisme des immigrés afro-musulmans. Elle ne s’est d’ailleurs pas arrêté en si bon chemin, se sentant obligée d’indiquer aux Niçois qu’ils étaient Français depuis moins longtemps que les Antillais. Pour Marine Le Pen, nous en serions donc moins Français finalement, et nous en prenons bonne note.
Source : clic.

* Pour celles et ceux qui n'auraient pas quelques rudiments de culture Occitane : "hil de puto" n'est pas une insulte, c'est un point d'exclamation.


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Jeudi 22 octobre 2009 4 22 /10 /2009 08:48
Avant Copenhague, 16-18 octobre

Ce week end se tenait le Conseil du Parti Vert Européen à Malmö en Suède. J'y assiste pour la première fois en tant que Députée Européenne et représentante du Groupe Vert. Seule députée d'Europe Ecologie, je suis accompagnée de mes collègues de la délégation des Verts français (Danièle Auroi, Brigitte Brozio, Didier Claude Rod, Pierre Serne, Stéphane Sitbon délégués au PVE ainsi que de Cécile Duflot, Pierre Minaert, Alexis Braud, Jocelyne Le Boulicaut et Constantin Federovski). Ce Conseil fut particulier à plus d'un titre : c'est l'occasion de la première action CLIMAT de l'ensemble des partis Verts Européens mais également, pour nous, la candidature d'un Vert français au Comité Exécutif du PVE : Stéphane Sitbon-Gomez.
Le résultat d'Europe Ecologie aux élections européennes semble justifier par lui-même notre participation plus active au sein du PVE, et Stéphane est élu parmi les premiers candidats. Mais notre responsabilité ne s'arrête pas là : si de bons résultats sont consolidés dans les pays où nous sommes déjà implantés, les difficultés n'ont pas été surmontées pour les partis verts au Sud et à l'Est, en passant par l'Espagne qui a vu l'écologie politique se diviser. On s'interroge sur la manière dont nous avons réussi à faire émerger l'écologie politique au niveau européen. Nous soulevons notre désir et notre capacité à travailler collectivement, en France au sein du regroupement créé à l'occasion des élections européennes, ainsi qu'au sein du Parti Vert Européen, dont la force réside dans notre volonté à se réunir, et à instaurer un esprit positif et ambitieux de collaboration ; je pense notamment à la participation active dans notre campagne de Monica Frassoni, ancienne députée européenne et nouvelle porte-parole du PVE, de Pierre Jonkheer, d'Isabelle Durant et de Philippe Lamberts, député réélu Porte Parole du PVE, et de bien d'autres encore.
Cécile Duflot participe au débat d'ouverture, mettant en évidence la nécessité de s'allier et de faire de l'écologie politique le moyen de renouveler la gauche. Après le choix des Grünen de s'allier avec les conservateurs de la CDU dans la Sarre, je m'inquiète sur la pertinence de ces alliances : à force de chercher la « plus grande efficacité », ne risquons nous pas de diluer nos valeurs et nos politiques de transformation ?! Les débats sont vifs également sur notre approche de la croissance, débat nécessaire, qui était déjà soulevé la semaine dernière en réunion de groupe au Parlement. Plusieurs de mes collègues eurodéputés ont d'ailleurs eu l'occasion de présenter leur travail et leurs batailles en cours : c'est le cas de Ska Keller, qui a réuni les Verts et Jeunes Verts Européens pour discuter de la stratégie de Stockholm ; c'est le cas d'Isabella Lövin, ma collègue suédoise au sein de la commission développement, qui a présenté les méfaits des accords de pêche signés actuellement par l'Union Européenne, en premier lieu avec la Guinée ; c'est enfin mon cas, lorsque je soulève l'importance de se battre, à chaque instant, et notamment hors périodes électorales, pour la démocratie en Europe et l'amélioration des systèmes électoraux vers plus de proportionnelle.
La jeunesse et le dynamisme du nouveau Comité Exécutif s'annonce en tout cas prometteuse. C'est un nouveau défi qui se présente pour Stéphane et pour l'ensemble des représentants européens.
Le besoin d'une entité écologiste structurée au niveau mondial continue de se faire sentir. C'est dans cet esprit que j'anime la rencontre des Verts mondiaux. Dans cet esprit également, consciente de la nécessité de trouver un accord international pour mettre fin au changement climatique, que nous organisons l'action des Verts européens près de la petite Sirène de Copenhague. Notre action est haute en couleurs et la petite Sirène drapée des couleurs du drapeau climat devient un symbole qui pourrait être englouti par la montée des eaux, afin d'alerter l'opinion publique sur ce qui risque de devenir commun si nous n'agissons pas tout de suite : les réfugiés climatiques pourraient s'avérer être 20 millions en 2020, et certains scientifiques avancent des chiffres s'élevant jusqu'à 7 mètres de montée des mers. Les négociations semblent mal engagées avant le Sommet, et les discussions avec nos partenaires européens montrent que nous sommes nombreux à être préoccupés.
Le fond des discussions du week end portent sur l'avenir et la stratégie à engager pour le PVE. Comment être une forme d'appui aux partis nationaux tout en promouvant l'écologie politique au niveau européen ? Volonté, énergie, et travail ne manquent pas, et nous avons tous de bons espoirs pour l'écologie politique sur notre continent !
Amitiés écologistes,
Catherine Grèze
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Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /2009 09:59

NOUVELOBS.COM | 21.10.2009 | 09:50

Une note du préfet des Côtes d'Armor confirme la responsabilité de pratiques agricoles, lentes à faire évoluer, dans l'installation dans la durée du phénomène des algues vertes.

Manifestation contre la prolifération des algues vertes (AFP)

Manifestation contre la prolifération des algues vertes (AFP)


L
e phénomène des algues vertes en Bretagne ne peut que "perdurer" car la profession agricole "n'est pas prête" à "accepter un changement profond des pratiques", écrit le préfet des Côtes d'Armor, Jean-Louis Fargeas, dans une note révélée par Le Télégramme et Ouest-France.
Cette note "confidentielle" datée du 4 septembre, publiée par les sites internet des deux quotidiens, a été adressée au Premier ministre, au ministre de l'Intérieur, et à la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, apprend-on mercredi 21 octobre.
"La diminution visible et notable de ce phénomène ne pourra passer que par un changement profond des pratiques agricoles sur les secteurs concernés, ce que la profession agricole n'est pas prête à accepter pour le moment", écrit le préfet. Le phénomène des algues vertes, apparu dans les années 70, est dû à l'apport de nitrates issus de l'agriculture.

Révolutionner les pratiques agricoles


"Il s'agit de révolutionner sur ces secteurs (...) les pratiques agricoles et changer complètement le modèle économique existant", ajoute cette note. "Cette évolution n'est pas envisageable pour le moment, le phénomène des algues vertes ne peut donc que perdurer", poursuit la note.
Pointés du doigt depuis des années, les agriculteurs bretons ont récemment redit qu'ils refusaient d'être les seuls "boucs émissaires" et insistent sur l'évolution de leurs pratiques et les efforts réalisés.
Une mission interministérielle sur la prolifération des algues vertes est en cours et devra remettra ses conclusions à François Fillon en décembre.

L'Etat mis en cause


"Afin d'éviter que l'Etat soit de nouveau mis en cause (il a été condamné par le tribunal administratif en 2007, ndlr) et pour obtenir des résultats en la matière, il importe néanmoins d'afficher une politique volontariste pérenne" pour stabiliser ou limiter ce phénomène, écrit encore le préfet.
La mission avait été décidée après la confirmation fin août par un rapport que l'hydrogène sulfuré, un gaz qui émane notamment des algues vertes en décomposition, pouvait être "mortel" en cas de concentration importante. Ce rapport faisait suite à la mort d'un cheval fin juillet sur une plage de Saint-Michel-en-Grève (Côtes-d'Armor).

(Nouvelobs.com avec AFP)
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Mardi 20 octobre 2009 2 20 /10 /2009 12:54
Communiqué du 16 octobre 2009

Les agriculteurs français étaient aujourd'hui dans les rues et sur les routes. Près de 50000 manifestants à Paris, 4000 à Toulouse en provenance de tous les départements de Midi-Pyrénées. La profession connaît une de ses plus grave crise depuis trente ans. En cause, les revenus qui sont au même niveau depuis cette époque, par exemple dans la filière lait, alors que les charges ne cessent d'augmenter et que les marchés sont de plus en plus dérégulés et livrés à une sauvage concurrence issue de la mondialisation. L'inédit de ces mouvements réside dans le fait que toutes les filières sont concernées, des céréaliers à l'élevage, en passant par le secteur fruitier ou les producteurs laitiers.

Pour José Bové, eurodéputé Europe Ecologie et Vice-président de la Commission agriculture au Parlement européen : « Début septembre, la Commissaire européenne à l'agriculture disait ressentir de la compassion pour les éleveurs. De la compassion ! Alors que dans le même temps elle continue à les mener à la ruine. Après des semaines de lutte et de blocage dans de nombreux pays européens, après plus de dix jours de grève du lait, les états membres de l'Union n'ont rien voulu entendre. Le blocage est total. Le Conseil de l'Agriculture qui se tiendra à Luxembourg lundi 19 octobre doit prendre des mesures pour rétablir les prix sur le marché intérieur européen. Pour le lait, cela consiste à faire l'inverse de ce que l'Europe réalise depuis trois ans.
L'agriculture industrielle est dans une impasse économique, sociale et environnementale. L'Union européenne doit réformer radicalement sa politique agricole, elle doit aller vers la souveraineté alimentaire, le développement de l'agriculture biologique, le maintien de l'emploi et la relocalisation des productions. Elle doit s'appuyer sur des politiques agricoles régionales adaptées aux spécificités des territoires

Pour Gérard Onesta, porte-parole du Rassemblement des Ecologistes en Midi-Pyrénées : « Le monde agricole marche sur la tête depuis des années. Une profonde réforme de nos modes de production, de distribution et de consommation est absolument nécessaire. Cela va du problème de l'acquisition du foncier pour les petites exploitations, à la mise en place de circuits courts, à une juste rétribution des agriculteurs dans le cadre d'une agriculture paysanne, respectueuse de l'environnement et génératrice de produits labellisés et/ou biologiques.
Nous porterons dans la campagne des élections régionales un discours profondément réformateur d'un système qui a amené aujourd'hui dans les rues des milliers d'agriculteurs à bout de souffle ».
Par Le Pic Vert - Publié dans : Communiqués de presse Europe Ecologie
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Mercredi 14 octobre 2009 3 14 /10 /2009 09:48
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Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /2009 09:04

Sarkozy !!! L'agriculture a un prix !
Cette phrase portée fièrement par un tracteur "4 roues motrices" sur la place de la cathédrale d'Auch ne manque pas de saveur... Ce n'est pas sur les prix de leurs produits (lesquels produits en manquent justement de saveur !) qu'ils interpellent "leur" (car ils ont tous voté pour lui !) président, mais sur la somme qu'ils perçoivent pour leur activité "fonctionnaire".
Car il faut le savoir, les agriculteurs (je ne parle pas ici des "paysans" qui ne s'associent pas à cette action) sont des capitalistes/fonctionnaires ! Ils reçoivent de la PAC des sommes qui permettraient de faire vivre trois ou quatre ménages rentiers. Surprenant d'ailleurs que ces primes ne soient plus consultables sur le site dédié à cet effet (c'est une obligation !) et géré par le ministère de l'agriculture. Elles l'étaient encore au début des manifestations, toujours pendant les manifestations des laitiers, plus maintenant que les syndicats de la majorité (FNSEA et JA) roulent le pavé ou détériorent les lieux publics. Dommage car on pouvait y lire que deux des principaux responsables syndicaux (des syndicats précités) gersois trouvaient entre 60 et 65 000 euros sur leur table de nuit à leur réveil et qu'un élu gersois qui se crotte rarement les bottes en perçoit la bagatelle de 110 000 ! (Sommes perçues en 2008). La suppression de ces chiffres sur le site aurait-elle fait l'objet de négociations afin que ces "couillons" de citoyens ne soient pas informés ?
Ces capitalistes/fonctionnaires sont à la tête d'exploitations d'une surface parfois supérieure à une commune de notre département. Car si le nombre d'exploitants diminue fortement c'est tout simplement que les petits sont mangés par les gros ! Les brochets ont mangé les goujons... et maintenant les requins s'attaquent aux brochets ! Ce sont les requins qui manifestent aujourd'hui...
S'ils sont si mal lotis, qu'ils vendent donc leurs terres pour devenir salariés (puis chômeurs puisque c'est là que le capitalisme mêne les salariés), ils en tireront bon prix puisque les aides de la PAC sont attachés à la surface et non plus à la production, le voisin n'attend que ça. Ah, mais non, mon bon monsieur, ce n'est pas possible, il leur faudrait payer l'impôt sur la fortune !
Et encore, ils l'ont faite modeste : il n'y avait pas de banderole réclamant une retraite décente...
Et dans cette fosse aux requins, devinez qui paradait : le député Philippe Martin, la conseillère régionale Christiane Pieters, les conseillers généraux Claude Saintrapt, Robert Frairet ou Gérard Bézerra, le conseiller municipal d'Auch Pierre Tabarin, et même l'ancien sénateur Yves Rispat, avec le soutien du directeur de Carrefour (à mourir de rire !) . "A la pêche aux moules, moules, moules...". Ben non, ça ne se fait pas a dit le PDG de France Télécom ! Alors "à la pêche ou voix, voix, voix..." !
Tiens, en parlant de moules : plutôt que de nous faire goûter leur bœuf à la broche ils nous proposent des moules comme produit local les JA - il est vrai que de la viande venant d'Argentine aurait été vendue à Gascogne Expo, vitrine gasconne par excellence !
Le Pic Vert est quand même surpris de ne pas avoir entendu le président des commerçants, Bruno Gilardi, pousser un de ses "coups de gueule" car, enfin, tous ces tracteurs en haute ville devaient gêner autant que les vélos, non ?
A moins que lui aussi, pour son petit commerce...
Ça eût payé, comme disait Fernand Raynaud, "...et tout le fumier est pour elle" (à cette époque on ne le portait pas gratuitement au Conseil Général), Monsieur Gilardi pense peut-être pouvoir vendre quelques diamants...
A moins que les tracteurs étant plus gros que les vélos, il ait pris son "courage à deux jambes"...
Bien que La Dépêche du Midi ait cru pouvoir titrer "Une ville solidaire", il y en avait au moins deux qui ne l'étaient pas : votre serviteur et... l'infirmier qui a dû laisser son véhicule au rond-point de Pavie et se rendre à son travail à pied ! (Mais c'est bien connu, ces fonctionnaires ne foutent rien, alors qu'il arrive au travail quant il pourra, je n'en ai pas besoin d'ailleurs puisque je manifeste, je ne suis pas malade !).

Pour une autre vision des problèmes et des solutions pour l'agriculture : Confédération Paysanne - Europe Ecologie - Les Verts - Le montant des primes de la PAC (...si un jour elles sont de nouveau en ligne !).
Par Le Pic Vert - Publié dans : Humeur
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Lundi 12 octobre 2009 1 12 /10 /2009 16:48
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Vendredi 9 octobre 2009 5 09 /10 /2009 11:31
Monsieur le Président du Comité des Régions,

Chers collègues,

Je suis ravie d'être dans cette enceinte et de voir l'influence grandissante des Régions, et leurs liens avec l'Union Européenne, renforcés. Ceci fait particulièrement sens après la campagne européenne, où de nombreux eurodéputés ici présents se sont attachés sans compter pendant des mois à convaincre les concitoyens de ce lien entre Europe et régions.
Je ne vous surprendrai pas en vous faisant part des priorités du Groupe Vert que je représente ici. Notre priorité en matière d'allocations des fonds structurels en région, sera que les critères environnementaux et la protection climatique soient pris en compte. Tout le monde est d'accord sur l'urgence du réchauffement climatique, et il n'est pas pensable que ces critères ne soient pas pris en compte. Un collègue vient de mentionner le chiffre de 40% des montants de fonds structurels qui devraient être affectés à des projets prenant en compte le combat contre le réchauffement climatique : qu'en est-il ? Comment ces fonds seront-ils affectés ?
Je suis pragmatique et voudrais illustrer mon propos par deux exemples très concrets : en début de semaine, j'étais à Hendaye au Pays Basque nord dans la zone de l'Eurocité qui va de Bilbao à Bayonne. A Fontarrabie en face d'Hendaye, une zone Natura 2000 a été établie grâce à de larges fonds européens et à la demande des collectivités locales. Or ces mêmes collectivités locales proposent aujourd'hui une extension de l'aéroport... sur le port et sur la zone protégée Natura 2000 ! Cet exemple illustre bien comment le facteur économique mis en avant ne prend pas en compte la dimension européenne puisqu'à moins de 30 km, se trouve un autre aéroport (Biarritz) sous-utilisé - et à moins de 80 km de celui de Bilbao. Cela illustre aussi à quel point le critère environnemental n'est pas pris en compte, puisque le projet bafoue la Directive Européenne Natura 2000.
Le second exemple que je voudrais évoquer ici est celui de la fameuse TCP (Traversée Centrale des Pyrénées). Des fonds européens sont sollicités pour financer une traversée ferroviaire de Huesca en Espagne à Pau en France : cela peut paraître une bonne idée pour l'environnement et la zone des montagnes pyrénéennes. En réalité, ce projet signifie que des infrastructures autoroutières, pour acheminer le fret, vont se développer - en profonde contradiction avec les critères de protection du climat - pour rejoindre les gares de Pau, côté français, et de Huesca, côté espagnol. Le seul bon projet, en adéquation avec les critères environnementaux et climatiques, que doit financer l'UE est une ligne ferroviaire qui aille du nord au sud de l'Europe.
Ces deux exemples montrent qu'un changement d'approche doit être développé. Concentration et participation démocratique doivent être mises en œuvre, et coopération entre les Régions et l'Europe, renforcée pour appliquer ces critères. Vous pouvez compter sur moi en tant que parlementaire pour ouvrir au renforcement de ces liens.
Monsieur le Président du Comité des Régions, Madame la Présidente de la Commission des Politiques Régionales, j'attends des réponses concrètes.
Réponse des présidents : Le cadre légal existe, il faut le faire appliquer.

Fanny Thibert
Attachée parlementaire de Catherine Grèze
Eurodéputée Verts/Europe Écologie

Contact : thibert.fanny@hotmail.com

Par Le Pic Vert - Publié dans : Les élus
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Mercredi 7 octobre 2009 3 07 /10 /2009 14:46
Je sais, c'est long !
Mais, éteignez la télé (mais si, mais si, vous regardez comme tout le monde cette lucarne abrutissante), installez-vous confortablement dans votre fauteuil et cliquez sur les liens suivants...

Première partie : clic.

Seconde partie : clic.

Alors ?
Par Le Pic Vert - Publié dans : Un petit tour sur le web
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Mercredi 7 octobre 2009 3 07 /10 /2009 10:57

http://www.sudouest.com/gers/actualite/article/729492/mil/5202638.html


RÉGIONALES. Ils affichent leur ambition : deux élus gersois en mars

Les Verts d'Europe Ecologie d'attaque

Fatma Adda, ici aux côtés de José Bové. (photo archives michel amat)
Fatma Adda, ici aux côtés de José Bové. (photo archives michel amat)

Un peu de piment dans cette campagne pour les élections régionales ? En voilà ! Avec dans le rôle du grain de sel, les Verts. Forts de leur succès retentissant lors des dernières élections européennes, ils partent à l'abordage des bastions traditionnels, UMP et PS notamment.

En Midi-Pyrénées, c'est Gérard Onesta, vice-président du Parlement européen, qui devrait mener la bataille à la tête de la liste Europe Écologie. Un rassemblement qui entend surfer sur son succès de 2009. Dans le Gers, depuis le week-end dernier, les Verts sont à l'ouvrage. « Dans un premier temps, explique Fatma Adda, nous avons désigné ceux qui représenteront les Verts au sein d'Europe Écologie (ndlr : Fatma Adda, David Pomiès et Mohamed Guermat, plus un quatrième à choisir), puis nous accueillerons trois représentants associatifs hors Verts. Nous serons donc sept sous la bannière Europe Écologie. »

Leur stratégie ? « Nous sommes dans une autre situation que lors des européennes pour lesquelles les « grands » partis s'étaient peu mobilisés. À nous de convaincre notre électorat, et au-delà, que nous sommes capables de travailler sur des dossiers sensibles et qu'en matière d'environnement, il vaut mieux se tourner vers l'original que la copie. On ne peut être à la fois le Monsieur Environnement d'un grand parti et clamer que la 2 x 2 voies Auch -Toulouse est le dossier de sa vie. »

Une alliance ?

Un coup de pied à peine voilé en direction du PS mais l'UMP ne sera pas en reste : « Ce sera beaucoup plus difficile que pour les européennes. Là, les notables vont se battre pour leurs sièges. »

Les Verts et plus largement Europe Écologie, ne cachent pas leur ambition. « Nous espérons décrocher deux sièges, lâche Fatma Adda. Les sondages qui courent actuellement sont plutôt favorables, s'enthousiasme la jeune femme. Nous ne serions pas très loin du PS, quant à l'UMP, même si elle est devant, elle n'aura pas de rebond possible au second tour ».

Est-ce à dire que les Verts d'Europe Écologie imaginent déjà l'éventualité d'alliance au second tour avec le PS ? « De toute façon, une alliance n'est envisageable qu'autour de notre programme. » Quant à l'intransigeante candidate, elle concède qu'elle ne refuserait pas une tête liste dans le département. Une chose est sûre, la liste Europe Écologie pourrait décrocher un siège en mars prochain. Reste à savoir à quelle autre liste il fera défaut.

Auteur : philippe campa
p.campa@sudouest.com
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  • : Toc, toc, toc... contre les troncs ! Pour déloger les insectes, pour faire sortir ce qui se cache sous l'écorce, pour faire remonter quelques non-dits, pour échanger des idées, pour refaire le monde, quelques coups de bec bien donnés ne seront pas de trop ! Quelques prises de bec sans doute également ! Le Pic Vert ne représente que lui-même...
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Bon à savoir...


Selon le journal Sud-Ouest : En marge de ces débats importants pour l'avenir, les deux Gersois (Philippe Martin et Raymond Vall) profitent de leur séjour danois pour rencontrer quelques personnalités influentes. « À midi nous déjeunions avec Nicolas Hulot et Jean Jouzel (ancien prix Nobel de la paix), notamment, dit Philippe Martin, des personnes au plus près des négociations. »
De bonnes fréquentations ! Espérons qu'ils ont pris des notes ailleurs que sur le coin de la nappe... pour qu'il en reste quelque chose à leur retour...

Comme nous, dites...


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