Humeur

Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /2009 09:04

Sarkozy !!! L'agriculture a un prix !
Cette phrase portée fièrement par un tracteur "4 roues motrices" sur la place de la cathédrale d'Auch ne manque pas de saveur... Ce n'est pas sur les prix de leurs produits (lesquels produits en manquent justement de saveur !) qu'ils interpellent "leur" (car ils ont tous voté pour lui !) président, mais sur la somme qu'ils perçoivent pour leur activité "fonctionnaire".
Car il faut le savoir, les agriculteurs (je ne parle pas ici des "paysans" qui ne s'associent pas à cette action) sont des capitalistes/fonctionnaires ! Ils reçoivent de la PAC des sommes qui permettraient de faire vivre trois ou quatre ménages rentiers. Surprenant d'ailleurs que ces primes ne soient plus consultables sur le site dédié à cet effet (c'est une obligation !) et géré par le ministère de l'agriculture. Elles l'étaient encore au début des manifestations, toujours pendant les manifestations des laitiers, plus maintenant que les syndicats de la majorité (FNSEA et JA) roulent le pavé ou détériorent les lieux publics. Dommage car on pouvait y lire que deux des principaux responsables syndicaux (des syndicats précités) gersois trouvaient entre 60 et 65 000 euros sur leur table de nuit à leur réveil et qu'un élu gersois qui se crotte rarement les bottes en perçoit la bagatelle de 110 000 ! (Sommes perçues en 2008). La suppression de ces chiffres sur le site aurait-elle fait l'objet de négociations afin que ces "couillons" de citoyens ne soient pas informés ?
Ces capitalistes/fonctionnaires sont à la tête d'exploitations d'une surface parfois supérieure à une commune de notre département. Car si le nombre d'exploitants diminue fortement c'est tout simplement que les petits sont mangés par les gros ! Les brochets ont mangé les goujons... et maintenant les requins s'attaquent aux brochets ! Ce sont les requins qui manifestent aujourd'hui...
S'ils sont si mal lotis, qu'ils vendent donc leurs terres pour devenir salariés (puis chômeurs puisque c'est là que le capitalisme mêne les salariés), ils en tireront bon prix puisque les aides de la PAC sont attachés à la surface et non plus à la production, le voisin n'attend que ça. Ah, mais non, mon bon monsieur, ce n'est pas possible, il leur faudrait payer l'impôt sur la fortune !
Et encore, ils l'ont faite modeste : il n'y avait pas de banderole réclamant une retraite décente...
Et dans cette fosse aux requins, devinez qui paradait : le député Philippe Martin, la conseillère régionale Christiane Pieters, les conseillers généraux Claude Saintrapt, Robert Frairet ou Gérard Bézerra, le conseiller municipal d'Auch Pierre Tabarin, et même l'ancien sénateur Yves Rispat, avec le soutien du directeur de Carrefour (à mourir de rire !) . "A la pêche aux moules, moules, moules...". Ben non, ça ne se fait pas a dit le PDG de France Télécom ! Alors "à la pêche ou voix, voix, voix..." !
Tiens, en parlant de moules : plutôt que de nous faire goûter leur bœuf à la broche ils nous proposent des moules comme produit local les JA - il est vrai que de la viande venant d'Argentine aurait été vendue à Gascogne Expo, vitrine gasconne par excellence !
Le Pic Vert est quand même surpris de ne pas avoir entendu le président des commerçants, Bruno Gilardi, pousser un de ses "coups de gueule" car, enfin, tous ces tracteurs en haute ville devaient gêner autant que les vélos, non ?
A moins que lui aussi, pour son petit commerce...
Ça eût payé, comme disait Fernand Raynaud, "...et tout le fumier est pour elle" (à cette époque on ne le portait pas gratuitement au Conseil Général), Monsieur Gilardi pense peut-être pouvoir vendre quelques diamants...
A moins que les tracteurs étant plus gros que les vélos, il ait pris son "courage à deux jambes"...
Bien que La Dépêche du Midi ait cru pouvoir titrer "Une ville solidaire", il y en avait au moins deux qui ne l'étaient pas : votre serviteur et... l'infirmier qui a dû laisser son véhicule au rond-point de Pavie et se rendre à son travail à pied ! (Mais c'est bien connu, ces fonctionnaires ne foutent rien, alors qu'il arrive au travail quant il pourra, je n'en ai pas besoin d'ailleurs puisque je manifeste, je ne suis pas malade !).

Pour une autre vision des problèmes et des solutions pour l'agriculture : Confédération Paysanne - Europe Ecologie - Les Verts - Le montant des primes de la PAC (...si un jour elles sont de nouveau en ligne !).
Par Le Pic Vert - Publié dans : Humeur
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Jeudi 24 septembre 2009 4 24 /09 /2009 22:08
Incroyable mais vrai ! La mairie de Paris envisage de subventionner l'achat d'un vélo à assistance électrique... Mais qu'en est-il des vélos à propulsion humaine ? Pour eux, rien !!!
Pure ingnorance du fait qu'il est possible de se mouvoir sur un cycle par le seul fait d'appuyer sur les pédales... ou effet du lobbyieng des tenants de l'énergie nucléaire ?


"Une subvention pour les vélos à assistance électrique

Le Conseil de Paris des 29 et 30 septembre prochains examinera un projet de subvention des vélos à assistance électrique par la collectivité parisienne. Cette aide s’élèvera à 25 % du prix d’achat TTC d’un vélo à assistance électrique neuf, le gain pouvant s’élever au maximum à 400€.

C'est un gros coup de pouce pour rouler électrique. Le Conseil de Paris des 29 et 30 septembre prochains examinera un projet de subvention des vélos à assistance électrique par la mairie de de Paris. Les modalités de cette subvention seront précisées à l'issue du Conseil de Paris. En mars 2009, une aide similaire pour l'achat d'un cyclomoteur électrique avait été votée par les élus de la capitale. La Ville de Paris subventionne ainsi jusqu’à 400 € l’achat de tout cyclomoteur électrique neuf.

Parisiens, commerçants, artisans et réparateurs implantés à Paris
Cette subvention s’élèvera à 25 % du prix d’achat TTC d’un vélo à assistance électrique neuf : le gain s’élèvera au maximum à 400€. Elle concernera tous les Parisiens, ainsi que les commerçants, artisans et réparateurs implantés à Paris pour la pratique de leur activité."

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Vendredi 28 août 2009 5 28 /08 /2009 21:03
Non, c'est vraiment mal parti, je pense que, comme on dit aujourd'hui, "ça va pas le faire" !
De petite phrase en petite phrase, à défaut d'avoir de grandes idées, le PS dévoile sa stratégie pour 2012...
Martine Aubry : "On ne va pas courir après les Verts, on ne va pas se mettre à parler du bio et des radis". Ouah, ça décape... Quelle hauteur d'esprit !
Ségolène Royal : Qui demande à Fillon de retirer la taxe carbone (alors qu'au passage le PS y semble favorable, c'est en tous cas ce qu'affirme la première du bout des lèvres...). "Je dis: "Retirez cet impôt M. Fillon et mobilisez votre énergie pour la montée en puissance de l'industrie automobile française et mettre massivement sur le marché des voitures électriques pas chères pour que les familles puissent choisir."
Au passage elle qualifie "l'idée d'une taxe carbone, d'absurde, injuste, historiquement décalée dans le temps", faisant siens les arguments d'un autre célèbre "socialiste", le grand visionnaire Allègre (vous savez, celui qui conteste le réchauffement climatique et dont le combat majeur a été de tenter de faire croire que l'amiante ne représentait aucun danger !)...
"Historiquement décalée" sans doute, puisque cela fait bientôt vingt ans qu'une telle taxe est appliquée en Suède (pays auquel Ségolène et ses "amis" font si souvent référence) et déjà d'un montant supérieur à celui qui pourrait s'appliquer en France aujourd'hui !
Eric Loiselet (secrétaire national adjoint à l'environnement au PS) : "Le PS est incapable de rompre avec le productivisme"...
"Il y a deux points principaux sur lesquels il semble nécessaire que la direction du PS change radicalement. D'abord, nous souhaiterions que le PS s'intéresse vraiment à l'écologie politique : à l'occasion d'une interview le 4 juillet dernier, Martine Aubry a fait part de son inquiétude quant à un risque de «néo naturalisme tribal» dans l'écologie politique. Cela dénote d'une conception très datée et caricaturale de l'écologie : on n'improvise pas, au détour d'une interview, un concept qui remplacerait 40 ans d'élaboration politique !" "Le PS est à la remorque de thèmes sociaux-démocrates traditionnels qui ne sont plus adaptés à la donne contemporaine"...

Le vieil oiseau Vert que je suis est tout heureux de constater que Loiselet rose pense comme lui (excuses, elle est trop facile !)... Peut-être changera-t-il bientôt de nid ? (C'est fait depuis : Eric Loiselet a rejoint Europe Ecologie - Il a été remplacé par un gersois bien connu : Philippe Martin, comme "Secrétaire National Adjoint à l'Environnement au PS", ce qui ne laisse pas espérer une évolution rapide même s'il est allé accompagner Borloo à la rencontre des pingouins)...
Mais non, décidément non, pour des primaires ça va pas le faire !
Le Pic Vert n'est pas de cette gauche...

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Jeudi 27 août 2009 4 27 /08 /2009 10:07
Vous savez certainement que se tiendra, ce week end à Condom, le salon Biogascogne, créé sur une initiative de Jean Dubos en 2002 et organisé désormais par sa fille Françoise. Le Pic Vert ne manquera pas d'aller y faire un petit tour. Ce salon connaît un succès grandissant et, peut-être à cause de cela (jalousie ?), on entend un concert d'idioties orchestré par notre quotidien régional préféré (préféré peut-être d'ailleurs parce qu'il est le seul !).
Nous avons pu y lire l'interview d'un chef étoilé condomois qui n'hésite pas à nous faire part de la différence entre un poulet "bio" et le poulet qu'il vous servira... "Il faut cuire le poulet bio plus longtemps" ! Le Pic Vert ne va jamais cueillir sa pitance dans ce genre d'établissement et au vu des connaissances de ce chef, il ne le regrette pas...
Le poulet que l'on consomme dans cet "étoilé" aurait-il été attendri par des substances chimiques ? Les vitamines (quand ce ne sont pas des antibiotiques) qu'on lui a donné auraient-elles une influence sur la tendreté de ses chairs ?
Non, il le sait bien ce cuistot, s'il le cuit moins longtemps c'est simplement qu'il s'agit d'un poulet "bas de gamme" qui n'a jamais gambadé pour muscler ses gambettes et nourri aux aliments et préparations chimiques afin d'accélérer sa croissance et... sa rentabilité pour celui qui fournit... les aliments ! Car l'agro-industriel qui l'élève n'est autre que l'esclave du système...
Pour le restaurateur également qui vous le vente et qui l'achètera moins cher, le cuira moins longtemps et vous le vendra au prix fort pendant que vous le remercierez, la tête dans les étoiles !
A moins qu'il nous prenne pour des dindons ?
Mieux encore, sur le même quotidien (mercredi 26 août 2009), c'est un marchand de primeurs de Condom (décidément il y a encore beaucoup à faire malgré les efforts de la famille Dubos...) qui nous fait part de toute sa science sur la question.
Ici je suis obligé de reprendre le texte intégralement, y ajoutant quelques anotations, pour montrer jusqu'ou peut aller la perfidie (puisque je ne ferai pas l'injure au maraicher ni au journaliste de penser que ce n'est pas fait intentionnellement...).

Question DDM : Un primeur bio peut-il exister ? (il suffirait de sortir un peu de sa bulle pour voir qu'il y en un peu partout !).

Alain Bonne, place Saint-Pierre à Condom : "Pour nos clients il faut que le produit ait de la gueule. Mais le bio, ça se défraîchit plus vite, c'est plus fragile. Tiens donc, y aurait-il des conservateurs chimiques sur les produits de son étal ? Donc difficilement conciliable aves les pratiques actuelles de consommation". Quelles sont-elles ? De nous vendre des légumes qui ont traîné sur des milliers de kilomètres des journées durant et qui ont été "traités" pour avoir encore "de la gueule" ?
D'ailleurs le commerçant a noté qu'au MINE d'Agen, où il se sert, les produits issus de l'agriculture biologique sont rares. Ben oui, entre Condom et Agen, il fait encore nuit quant il y va - ou peut-être a-t-il des œillères -, il ne peut pas voir les légumes bio dans les champs ! Pourtant il en a de tout près : route de Nérac, route Lectoure/Agen, Pergain-Taillac (pour ceux que le Pic Vert connaît...).
Lui préfère l'agriculture raisonnée "qui se rapproche du bio" (ils n'ont qu'à moitié sale gueule ? - pourrait-il nous parler du cahier des charges de ce "mode" d'agriculture ? doit-on se fier à la "tête" du producteur pour savoir s'il est raisonnable ? Le Pic Vert aimerait bien connaître sa méthode, scientifique certainement !) même s'il vend quelques produits avec le label AB. "De toute façon, dit-il, nous n'avons pas beaucoup de demande (tu m'étonnes ! les clients ont leurs boutiques et leurs boutiquiers !). Du citron essentiellement" (local sans doute car, sinon, il serait très défraîchi !).
D'après lui beaucoup de produits sont bio sans le clamer haut et fort (mais d'après ce qu'il dit plus haut, ça se voit !!!! Ils ont sale gueule et ne se conservent pas !!!!). Il montre une caisse de tomates qui semblent sorties du potager en exemple (du potager ? ouah ! - elle semble seulement, ah bon ! - il y a des artifices qui font que... alors). Il pense que la différence est mince (bon mon garçon, elle est mince ou elle rend les produits inadaptés aux méthodes actuelles de consommation ?????) : "On a déjà interdit beaucoup de produits dans l'agriculture conventionnelle (nous sommes les plus gros consommateurs mondiaux de pesticides !), rappelle-t-il, et puis le vrai bio, est-ce que ça existe (en tous cas le bio respecte un cahier des charges - insuffisamment contraignant peut-être - mais en tous cas contrôlé, pas à la tête du client) ? L'eau et l'air, est-ce qu'ils sont bio ?" (ben non, justement à cause de zozos qui pour pouvoir mieux nous plumer nous traitent comme des dindons !).

Pensent-ils vraiment ce maraîcher et ce journaliste que les lecteurs vont avaler longtemps encore ce genre de mixture journalistique sans attrapper une indigestion !

Ne me dites surtout pas qu'ils ne se sont pas rendu compte de ce qu'ils ont dit ou écrit, c'est tellement gros (pour ne pas dire grotesque !) que ce ne peut être que volontaire...

Ils nous prennent pour des dindons... mais la farce est de mauvais goût !
Par Le Pic Vert - Publié dans : Humeur
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Mardi 28 juillet 2009 2 28 /07 /2009 21:29
Si vous suivez un peu les élucubrations du Pic Vert vous avez sans doute compris qu'il n'a pas d'admiration particulière pour le "petit Nicolas" qui occupe le poste de président de notre République...
Mais il est bien obligé de reconnaître qu'il est vraiment très fort !
Une taxe, fusse-t-elle carbone, n'est jamais bien perçue par ceux qui auront à mettre la main à leur porte-monnaie.
Elle sera donc forcément inpopulaire même si elle est indispensable...
Mis à part Le Pic Vert et ses amis, personne n'en veut !
Le coup de génie est donc de la mettre entre les mains de ses adversaires (?) PS (?). Et c'est Rocard qui s'y colle !
C'est pas beau ça ?
La taxe carbonne ? C'est une idée du PS...
Le Borloo, il va réussir à en diminuer l'impact, c'est le gentil qui va l'adoucir pour qu'elle ne fasse pas trop mal...
Vraiment bien joué !
On avait déjà la recrue qui remplit les charters, voici maintenant celle qui remplit les urnes...
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Mardi 21 juillet 2009 2 21 /07 /2009 09:54
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Mardi 30 juin 2009 2 30 /06 /2009 11:16
C'est Philippe Martin qui le dit : "Lui (Franck Montaugé) et moi, sommes les deux faces d'une même médaille" !
Si c'est dit pour nous rassurer, c'est raté !
Dans sa grande naïveté, Le Pic Vert à pris dans sa main la première médaille venue, il l'a tournée, retournée, mise sur la tranche même, et... dans tous les cas les deux faces se tournent le dos et regardent dans la direction opposée...
Va-t-on jouer l'avenir du département et celui de la ville à pile ou face ?
Hélas, il semblerait que oui !
Car s'ils ne se mettront jamais d'accord pour savoir quelle face sera devant l'objectif des caméras ou des photographes, ils semblent d'accord pour endetter les gersois sur cinquante ans afin que les salariés toulousains gagnent quelques minutes pour venir dormir au calme. Car c'est bien de cela qu'il s'agit...
Putain, cinquante ans !!!!
Mais même M. Borloo, avec qui notre Président est allé s'assurer qu'il reste de quoi rafraîchir l'apéro pour quelques décennies, même M. Borloo donc, reconnaît que dans cinquante ans nous serons dans l'après-pétrole !!!!!
Et nos deux édiles gersois en sont à vouloir nous endetter pour un demi-siècle...
Gouverner serait-ce appliquer à l'avenir les recettes qui ont échoué et nous ont amenés là où nous en sommes ?
Bien en place, élus et technocrates de tous bords n'ont aucune imagination et sont incapables d'imaginer un futur... si ce n'est de s'accrocher à leur poste le plus longtemps possible et tout tenter pour devenir calife à la place du calife !
Ce n'est pas l'annonce de la venue de la société JCB Aéro qui y leur donnera raison. Cette arrivée n'a rien à voir avec la RN 124, pas plus qu'avec la création des nouvelles zones en cours ou annoncées qui à ce jour ne servent qu'à vider un peu plus le centre ville ou les zones industrielles existantes.
JCB Aéro a trouvé à Auch des conditions exceptionnelles (proximité de l'aérodrome et de locaux inoccupés) et du tapis (rose ?) déroulé par les élus et le préfet.
Le Pic Vert se félicite de cette arrivée et espère que toutes les garanties seront prises quant à la pérennité de cette implantation et des emplois qui vont avec. Il est vrai qu'équiper des Jet peut paraître durable (le nombre de riches diminuerait mais ils sont de plus en plus riches)... A moins que...
Mais le Pic Vert ne souhaite pas être oiseau de mauvais augure !

Par Le Pic Vert - Publié dans : Humeur
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Lundi 22 juin 2009 1 22 /06 /2009 16:40
Alors qu'ils se disent "responsables syndicaux" on peut une nouvelle fois constater qu'ils ne sont qu'irresponsables !
Il faut savoir que ces individus se battent tout simplement contre les lois qui ont été mises en place pour modèrer quelque peu les dégâts qu'ils causent à l'environnement et partant, à la santé de tout un chacun, dans le seul but d'augmenter leurs profits immédiats.
Honte à eux !
Le Pic Vert n'en croyait pas ses yeux à la lecture du "Sud-Ouest" qui rapporte ainsi les faits...
"Hier, quatre témoignages sont ainsi venus éclairer cette colère paysanne. Un tel qui a tout bonnement arrêté son projet de retenue colinaire devant les contraintes administratives imposées ou un autre qui voit son vieux plan d'eau, inconnu des services de l'État, entraîné dans un dossier de régularisation."
Ben oui, mon brave monsieur, quel scandale... On ne peut plus faire n'importe quoi chez soi ! Pensez-donc, il y en a qui possèdent de "vieux plans d'eau inconnus des services de l'Etat", mais comment faisaient-ils donc pour toucher les primes à l'irrigation ? Le Pic Vert en a entendu affirmer sans rire "qu'on venait leur compter les poules avec un hélicoptère", que n'ont-ils vu plus tôt cette retenue collinaire, ces fonctionnaires tatillons. Ils sont "tatillons" les fonctionnaires de la police de l'eau... D'ailleurs les fonctionnaires sont soit des fénéants, soit des tatillons !
Luc, 50 ans, céréalier à Cazaubon, est également venu manifester : « Pour créer une retenue d'eau, il faut au préalable une étude d'impact qui coûte forcément cher. Les contraintes se multiplient et puis, ce n'est pas, vraiment, un contexte favorable. ».
M'enfin quand même, on n'a pas idée, "une étude d'impact" pour une retenue collinaire !!!! Alors qu'on l'oublie parfois pour des porcheries... Bon, là il y a parfois des voisins qui font échouer le projet...
Arnaud fulmine, lui le laitier, qui reste outré par la marge de la grande distribution. Il estime perdre plusieurs milliers d'euros par mois. « Avant de vider le lait, on va vider les fosses, explique-t-il. Vous savez, nous, il nous faut trois litres de lisier pour produire un litre de lait. Alors, on peut en déverser des bennes, n'importe où. »
Trois litres de lisier pour un litre de lait ? Mais qui paie les dégâts de ce mode intensif ? Pas Arnaud ni la grande distribution... Nous tous !
Le directeur de la DDEA, Michel Tufféry a tenté de calmer la grogne : « Il n'y pas d'acharnement envers le monde agricole. Il faut peut-être qu'on soit plus vigilant à ce que peuvent induire certaines demandes. »
Face à une administration qu'ils estiment « de plus en plus tatillonne », les agriculteurs ont assuré rester attentifs et offensifs. « Nous ferons un point à la rentrée, a donc livré en conclusion Rémi Fourcade. Si rien n'a changé, nous reviendrons. » Avec certainement encore quelques tonnes de fumier...

Voici un exemple de ce que l'on peut rencontrer dans notre belle campagne gersoise. Les effluents d'un élevage de veaux qui se répandent jusque dans le fossé bordant la route, lequel se déverse directement dans le ruisseau tout proche... Le Pic Vert à failli vomir tellement l'odeur était insupportable.
Cette photo date de quelques mois, il semblerait que depuis "des fonctionnaires tatillons de la police de l'eau" aient fait cesser ce scandale !!!
Les exemples comme celui-ci ne sont, hélas, pas rares. On pourrait y ajouter les épandages de lisiers (porcheries par exemple à l'ouest du département - affaire en cours), utilisation délictueuse de désherbants  ou dépôts en tous genres, (ici des œufs).



Affaire règlée également suite à l'intervention de "fonctionnaires tatillons"...
Veulent-ils ces syndicalistes agricoles que cette façon de faire se développe plus encore ?
Le Pic Vert se dit que, finalement, ces agriculteurs qui ne vivent (ce sont eux qui le disent...) que grâce aux primes de la PAC, ils sont un peu "fonctionnaires" aussi puisqu'ils émargent sur nos impôts... Alors pourquoi les citoyens n'auraient pas un pouvoir de contrôle bien plus étendu quant à la façon de produire, à l'impact de cette production et à la qualité du produit fini ? Cela se passe partout ainsi, que ce soit pour le fonctionnaire soumis au contrôle de l'Etat-payeur ou pour le salarié soumis au contrôle du patron-payeur.
Hélas on n'en prend pas le chemin et les moyens que l'on retire aux administrations chargées de ces contrôles nous font craindre le pire dans un avenir proche.
A moins...
A moins que les citoyens conscients des risques que de telles attitudes font courrir à l'environnement et à leur santé, décident de se lever et de défendre leurs droits et ceux qui ont en charge de les faire appliquer !
Chiche !
Par Le Pic Vert - Publié dans : Humeur
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Jeudi 11 juin 2009 4 11 /06 /2009 08:24
Quelle surprise pour Le Pic Vert à la lecture du Sud-Ouest de ce jour (11 juin 2009), d'y voir un duo de "pleureurs" gersois qui s'inquiètent de l'avenir de l'agriculture "lâchée par les élus européens". Mines défaites et regard tourné vers Bruxelles (photo d'archives quand même... on a ici l'habitude !), MM. Cartier et Fourcade s'inquiètent pour leur avenir...
Alors là il ne comprend pas votre serviteur. Veulent-t-ils dire que c'est Gérard Onesta qui était leur porte-parole PAC ? Certes Gérard a été le meilleur député, mais tout de même les agriculteurs gersois ne nous avaient pas habitués à un tel soutien...
Sinon c'est le PS qui a perdu des députés et l'UMP qui en a gagné... Alors, où est le problème ?
Pourquoi tirent-t-ils en cœur sur José Bové ? Peut-être ont-ils peur qu'il dise tout haut ce que d'autres ne disent pas pour... Pourquoi au fait ? Pour sauver leur image auprès de leur électorat gersois ?...
Attaquer José Bové sur la perte d'adhérents de la Confédération Paysanne ne manque pas d'aplomb, Monsieur Fourcade. Dans la phrase précédente vous citez la disparition de bon nombre d'agriculteurs (de paysans plutôt mais ce mot ne vous plaît guère)... Oui, certes, ce sont ceux que le système que vous avez mis patiemment en place et qui est toute votre raison d'être a avalés corps et biens. Mangés par les agro-industriels subventionnés par le retour de nos impôts par la voie de la PAC, ils ne sont plus là pour voter Conf et défendre la paysannerie !!!
Vous ne manquez pas de culot ! Tout comme vous n'en manquez pas non plus lorsque vous transformez votre ferme en tribune politique afin d'attaquer José Bové et Noël Mamère alors que vous étiez censé présenter votre élevage de veaux rosés... Eh oui, personne n'est parfait, Le Pic Vert s'y est retrouvé (involontairement, rassurez-vous, il y a été guidé sans savoir chez qui il se rendait lors d'une randonnée cyclotouriste !!!!).
Sans doute reprochez-vous à José Bové d'avoir lutté contre les MacDo, contre la taxe sur les fromages français importés aux USA, contre les OGM (interdits ou limités quasiment partout en Europe aujourd'hui), contre le bœuf aux hormones (et vos veaux alors que seraient-ils devenus ?), etc...
Aujourd'hui vous avez surtout peur que votre système (de production et de domination sur l'ensemble de la profession) soit mis a mal, que les vérités soient enfin dites et que les mesures de sauvegarde d'une agriculture nourricière de qualité et de proximité viennent empièter sur la rente PAC dont vous vous gavez depuis des décennies.
Votre combat est perdu, vous le savez, le tout est de savoir combien de temps vous allez pouvoir encore en profiter. Porcs et volailles subiront le même sort que les fruits et légumes produits au fin fond de l'Espagne ou au Maroc (comme le fraises andalouses !), ils seront produits en Amérique du Sud grâce aux capitaux de vos amis semenciers et producteurs d'aliments industriels. Pourquoi voulez-vous qu'ils continuent à produire ici ? Ils peuvent faire des profits plus importants ailleurs et Sarkozy n'arrive pas à casser suffisamment vite le code du travail...
Vivement que la raréfaction du pétrole, le prix de l'énergie et sa taxation indispensable fassent que nous puissions retrouver une agriculture de qualité et de proximité, une paysannerie vivante créant de la richesse, de l'emploi et du lien social...
Mais c'est un autre monde ! Nous sommes de plus en plus nombreux à le souhaiter, ne vous en déplaise !

PS - Un petit coup d'œil sur ce site (clic) vous donnera une idée de ce que les gros agriculteurs gersois (et d'ailleurs) perçoivent de la PAC... On comprend mieux qu'une réorientation des aides (protection de l'environnement, qualité, emplois...) leur fasse un peu peur...
Par Le Pic Vert - Publié dans : Humeur
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Mardi 31 mars 2009 2 31 /03 /2009 09:40
Râleur comme un vieil oiseau déplumé qu'il est, Le Pic Vert ne veut pas qu'on le classe dans une catégorie quelconque (surtout si c'est au nom d'une mode venue d'outre Atlantique !) : il est omnivore, un point c'est tout !
Après, issu du plus profond de la campagne gersoise, il a toujours eu pour habitude une façon de consommer que sa famille avait par nécessité... Il a été élevé au lait de la vache en direct de l'étable, aux volailles élevées "sur le tas de fumier" (les meilleures !), le porc élevé dans son "penon" avec les restes des repas et le surplus de patates (hum... quel merveilleux souvenir que ce rôti conservé sous l'huile dans des pots de grès !). Parfois le boucher venait à la ferme acheter un animal que l'on voyait partir avec regret (eh oui, on les aimait les animaux, on ne les faisait pas souffrir en les entassant dans des espaces réduits pour une meilleure rentabilité) et alors on lui réservait quelques morceaux (quand même !). Les légumes étaient cultivés en plein champ avec comme aliment le fumier de l'étable et (top pour les patates, je vous l'assure !) la colombine du pigeonnier... Pas de traitement, pas d'anti-limaces. Les doriphores étaient cueillis un à un, mais comme on prenait soin de ne pas mettre les patates dans le même secteur d'année en année, ils n'étaient pas nombreux. Les dégâts des escargots ou des lapins ? On partageait les récoltes certes, mais gastéropodes et gibiers finissaient à la casserole. Les paysans de l'époque étaient  suffisamment riches, ils pouvaient se le permettre...
Les temps ont bien changé "mon pôv môsieur !"
Comment avez-vous dit ? Locavores ? Beurk !
Le Pic Vert dirait plutôt : c'est simplement du bon sens !
Un bon sens qui aurait disparu (bien que certains aient cru le voir "près de chez vous...") et que bon gré mal gré on retrouverait aujourd'hui !
Alors là pour une bonne nouvelle, c'est une bonne nouvelle...
Toutes les mesures de bon sens rendront moins douloureux l'instant où l'on se prendra le mur en pleine face. Il en faudrait beaucoup plus certes, mais celles qui permettent de freiner un peu sont les bienvenues.
Par Le Pic Vert - Publié dans : Humeur
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